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JEAN-MICHEL BAYLE - LE MYTHE

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Une idée du succès...
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Une idée du succès...
"Le talent ça sert cinq minutes pour te faire remarquer. Après, si tu ne travailles pas derrière, tu ne vas pas loin. Tu restes champion de ton quartier."

L'origine...
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Quoi qu'il fasse, Jean-Michel Bayle restera à jamais une légende du motocross...

Objectif
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Objectif
JMB touche à tout... avec succès ! Son nouvel objectif : se faire plaisir en Rally.

Coup de volant
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Coup de volant
Se faire plaisir, mais en gagnant ! "J’ai fait trois épreuves du Championnat de France sur terre, et une épreuve sur asphalte en groupe N, près de chez moi, que j’ai gagnée. Je vais m’y intéresser un peu plus sérieusement."

En famille...
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En famille...
Il n'y a pas que le sport mécanique. VTT de descente ou ski alpin, JMB est bon partout. Ici en famille avec sa compagne...


JEAN-MICHEL BAYLE - LE MYTHE
Par Frank Donzelli le 08/03/2008 00:00

Comme vous l’avez vu, Jean-Michel Bayle nous a fait l’honneur de rouler avec nous pour notre comparatif quads. Il était donc impossible qu’il reparte sans qu’on lui pose quelques questions. Le mythe est là, profitons-en...

100% Moteur : Bonjour Jean-Michel. Avec tout ce que tu as fait dans ta vie, comment occupes-tu tes journées aujourd’hui ?
Jean-Michel Bayle : En ce moment, je passe surtout mon temps à préparer la saison prochaine de rallye. J’ai commencé cette année. Ca m’a bien plu. J’ai fait trois épreuves du Championnat de France sur terre, et une épreuve sur asphalte en groupe N, près de chez moi, que j’ai gagnée. Je vais m’y intéresser un peu plus sérieusement. Je ne sais pas trop encore quel championnat je vais choisir : terre ou asphalte. Ca va dépendre de la voiture que je vais trouver.

100% Moteur : Tu roules sur quoi en ce moment ?
JMB : Pour la terre, j’ai une Mitsubishi Lancer Evo VI, et pour l’asphalte, je ne sais pas trop. Il faudrait que je trouve une voiture capable de jouer la gagne.

100% Moteur : La compétition automobile, c’est une suite logique de ta carrière ?
JMB : Il n’y a pas vraiment de logique. L’opportunité est tombée au moment où j’en avais envie, et puis voilà… C’est vrai que j’ai fait un peu le tour de toutes les disciplines moto, donc c’est sympa de voir autre chose.

100% Moteur : Quel est le point commun entre toutes les disciplines que tu as pratiquées ?
JMB : C’est la compétition. C’est le stress du départ. Ce n’est pas tant se prouver des choses, mais se faire plaisir en pilotant. Que ce soit au guidon d’une moto ou au volant d’une voiture, c’est pareil. C’est un peu la même envie et les mêmes sensations.

100% Moteur : L’aspect compétition est important ?
JMB : Oui, très ! C’est ce qui permet de montrer ce qu’on sait faire. Mais le plus sympa, c’est de piloter et de progresser en se faisant plaisir.

100% Moteur : Quels sont tes meilleurs souvenirs ?
JMB : L’époque Supercross aux US. Là-bas, le SX est un sport plus que national. Il y a beaucoup de monde, ça a beaucoup de valeur. Quand tu as les sensations de pilotage, que tu obtiens de bons résultats et qu’en plus, tu es, entre guillemets, une star, c’est agréable.

100% Moteur : Y a-t-il une discipline que tu n’as jamais essayé et qui t’attire ?
JMB : Non. Ça se limite un peu à tout ce qui a un moteur. J’ai fait aussi de la descente en VTT… En fait j’aime un peu tout ! (Rires) Ca dépend des occasions. Quand il y a un truc qui me branche, je le fais.

100% Moteur : Tu encadres des pilotes aujourd’hui ?
JMB : Non. C’est compliqué, parce que trouver des mecs qui ont envie de s’impliquer autant que moi à l’époque, c’est difficile aujourd’hui. Du coup, ce n’est pas très motivant.

100% Moteur : Ca veut dire que c’est beaucoup de travail pour arriver à faire ce que tu as fait. Ce n’est pas que du talent ?

JMB : C’est clair ! Le talent, tu l’as au début. Ça sert cinq minutes pour te faire remarquer. Après si tu ne travailles pas à fond derrière, tu ne vas pas loin. Tu restes champion de ton quartier, à la limite de ta région, et puis voilà. Y’a un talent au début, une envie de te faire plaisir, et puis après, c’est que du travail. Ça vaut pour toutes les disciplines, du cross à la vitesse. Quand tu te bats contre des mecs qui sont vraiment passionnés, tu n’as pas d’autre choix que de travailler à fond.

100% Moteur : Avec un palmarès comme le tien, parviens-tu encore à être impressionné par des pilotes ?
JMB : Bien sûr. Il y en a plein. En cross, il y a Carmichael, McGrath. En vitesse il y a eu Doohan, et maintenant Rossi. Je suis d’autant plus admiratif de ces pilotes, que je connais les milieux dans lesquels ils évoluent. Je sais le travail et les efforts que leurs performance demandent. Je sais comme c’est dur d’arriver à leur niveau.

100% Moteur : Tu as toujours ton parc de vélo à Pra-Loup ?
JMB : Oui, toujours. C’est une activité qui me plaît bien, et je prends beaucoup de plaisir à tracer les pistes. C’est en plus très agréable, car on est dans un endroit magnifique. ça tourne tous les étés. Chaque année, on fait un peu évoluer et on rajoute des trucs. C’est ouvert à tout le monde.

100% Moteur : Justement, que penses-tu des infrastructures en France ?
JMB : C’est un peu juste ! En plus, il n’y a pas trop d’espoir pour que ça s’améliore, donc c’est un peu inquiétant. D’un côté, on nous donne les outils pour nous faire plaisir, et de l’autre, il n’y a pas les endroits pour les accueillir. Il n’y a pas que dans la voiture ou la moto. On voit ça aussi dans le jet-ski par exemple. Il va falloir s’y habituer ou alors… déménager !

100% Moteur : En parlant de jet, c’est une discipline qui t’attire ?
JMB : Oui, j’ai fait le Championnat du Monde d’Oléron une année. J’ai terminé 21e. C’est pas mal. C’est autre chose. Il y a une part importante de mécanique, mais les mecs qui sont devant sont vraiment de très bons pilotes.

100% Moteur : Si tu devais recommencer ta vie, tu changerais quelque chose ?
JMB : Non, parce qu’à chaque fois que j’ai pris la décision de faire quelque chose, c’était la bonne, au bon moment. Donc, pourquoi je changerais ? Il y a toujours des trucs qui pourraient être mieux. Si on pouvait enlever toutes les blessures, ça serait cool, et ça ferait moins mal aujourd’hui. C’est le plus dur. Quand tu t’entraînes, tout repart à zéro suite à une blessure. Quand c’est ta faute, tu arrives à te raisonner. Sinon, c’est difficile à accepter.

100% Moteur : Si tu avais un conseil à donner à un jeune pilote, tu lui dirais quoi ?
JMB : Prendre du plaisir ! Essayer de progresser dans le pilotage, sans forcément penser à gagner des courses. La victoire en compétition est seulement là pour démontrer le talent. Elle peut permettre de vivre et d’avoir les moyens de se faire plaisir. Mais le plaisir n’existe qu’entre soi-même et la machine. La compétition ne représente qu’un temps infime par rapport au temps passé sur la moto. Elle n’est pas suffisante en elle-même...

100% Moteur : Merci Jean-Michel. À bientôt sur un essai peut-être…

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