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Essai Triumph Street-Triple vs Kawasaki Z750

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Spécifications

Kawasaki Z750
Glissez le véhicule dans le Komparator



Triumph Street-Triple
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Galerie
Beau regard
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Beau regard
En reprenant les deux phares ronds de sa grande sœur, le "petit" roadster triumph bénéficie du charme des machines de la marque anglaise

Joueur
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Joueur
Le trois-cylindres anglais propose un caractère très joueur. On a vite fait de péter les plombs à son guidon...

De l'angle !
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De l'angle !
Avec son comportement dynamique homogène, la Street Triple permet de prendre des angles de cochon...

Balade
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Balade
Malgré quelques vibrations bien présentes, la Street Triple est un régale pour se balader... seul. Le duo n'est pas vraiment sa tasse de thé...

Efficace
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Efficace
Le train avant de la Triumph est précis et met en confiance rapidement. Dommaage que les freins manquent un peu d'efficacité...

Air de famille
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Air de famille
A l'arrière aussi la Street Triple s'inspire de sa grande sœur. Qui s'en plaindrait ?...

Large
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Large
Le guidon large participe grandement à la maniabilité de la machine.

Aguicheuse...
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Aguicheuse...
Sabrina ? Non, la Kawasak Z750 avec son design agressif et très "manga" !

Attends que je t'attrape...
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Attends que je t'attrape...
A l'attaque, la Z750 se montre moins efficace que la Triumph à cause de son comportement et de son train avant plus flous.

Des watts
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Des watts
Moins démonstratif que le bloc de la Triumph, le quatre-cylindres japonais ne manque pas non plus de caractère. Les vibrations sont moins présentes que sur l'ancien modèle.

Bizarre...
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Bizarre...
Par rapport à mon première essai lors de sa présentation, la Z750 m'a un peu déçu à cause d'un avant lourd qui engage trop en entrée de virage...

Physique
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Physique
Alors que le pilotage est naturel sur la Triumph, la Kawasaki demande plus d'attention pour garder un rythme soutenu. Elle reste quand même une très bonne machine pour chauffer les petites routes de montagne...


Essai Triumph Street-Triple vs Kawasaki Z750
Par Tommy Marin le 09/03/2008 00:00

Charmer le consommateur en lui en offrant le plus possible… pour le moins cher possible. Tel est le créneau des roadsters sportifs de moyenne cylindrée, qui représentent aujourd’hui le cœur du marché moto. Une politique agressive que des marques comme Kawasaki et Triumph ont parfaitement intégrée…

Le concept du roadster sportif mid-size est né en même temps que la Suzuki 600 Bandit, en 1995. Une moto saine, simple, aux performances plus qu’honorables, qui offrait un rapport prix/sensation incomparable à l’époque, et qui est resté plusieurs années en tête des ventes françaises. En 1998, Honda passait la vitesse supérieure avec la 600 Hornet. Les 78 chevaux de la Suzuki, tirés de ce bon vieux bloc air/huile si cher à la marque, étaient enterrés par les 98 poneys vapeur du frelon, et de son 4-cylindres tout droit sortie de la supersportive CBR. On frôlait dès lors la puissance maximale – et déjà conséquente – autorisée en France : pas de bridage castrateur, un cœur de sportive, un look soigné. Il n’en fallait pas plus à la petite Honda pour se forger une image en béton, et devenir le nouveau best seller de l’hexagone malgré des prestations dynamiques parfois discutables…
Depuis, chaque constructeur y est allé de son modèle : Yamaha avec la 600 Fazer, puis FZ6 ; Kawasaki avec la Z750 ; puis Suzuki avec la GSR, venue remplacer une 650 Bandit dorénavant considérée comme un roadster basique, voire pépère. Les temps changent…

RÉFÉRENCE ET MENACE
Aujourd’hui, c’est Kawa qui tire les marrons du feu. Sa mini-Z, sortie en 2004 pour épauler sa grande sœur Z1000, a subi une sérieuse refonte pour 2007, et reste aujourd’hui encore le gros cube le plus vendu en France. Il faut dire que la firme verte a eu la bonne idée de ne pas se contenter de piquer le 4-pattes de sa ZX-6R, mais de développer un bloc un peu plus charpenté exprès pour son roadster. Avec 150 cm3 de rab vis-à-vis de ses concurrents, ce dernier est logiquement plus coupleux et polyvalent que la meute des 600 hurleurs. Sauf que…
La Triumph Street Triple entend bien bouleverser le paysage de ce secteur monopolisé par les Japonaises. Débarquée au beau milieu de l’année, la petite Anglaise a vite attiré les convoitises. Il faut dire que son pedigree mérite le détour : 3-cylindres de 675 cm3, cadre, bras oscillant, roues, réservoir ou disques de frein en provenance de la sportive Daytona, le tout allié à la cosmétique de l’aînée 1050 Speed Triple… Alléchant, non ? Surtout que son tarif, certes 400 euros plus élevé que celui de la Z, reste accessible, grâce notamment à l’utilisation de freins et de suspensions meilleur marché que sur la Daytona. Du coup, les carnets de commandes sont déjà pleins, et les livraisons en flux plus que tendu…

FUNNY STREET
Première constatation en enfourchant la petite Triumph : elle l’est vraiment, petite ! Étroite et basse de selle, elle saura pourtant mettre tous les gabarits à l’aise. Du haut de mon mètre quatre-vingts, l’ergonomie frôle la perfection. Il me faut seulement composer avec un rayon de braquage ridiculement élevé pour un roadster lors des manœuvres à basse vitesse. Une caractéristique qui trahit la génétique sportive de la belle Anglaise ! Très vite en confiance, j’accélère le rythme. La partie-cycle affiche une vivacité évidente : la Street se jette littéralement dans les virages, accepte de prendre beaucoup d’angle sans racler du repose-pied grâce à une excellente garde au sol, et offre une stabilité rassurante. Le freinage, malgré ses étriers et maîtres-cylindres tout ce qu’il y a de plus basiques, n’appelle aucun reproche particulier, tandis que les durits aviation, présentes en série, procurent une endurance et un feeling stable en utilisation intensive. Dommage que les suspensions soient un peu molles. La fourche plonge beaucoup sur les gros freinages – sans verrouiller toutefois la direction – et son absence de réglage rend toute modification impossible. L’amortisseur, lui, pompe légèrement sur mauvais revêtement. Une petite intervention sur la précontrainte – seule réglable – devrait néanmoins réduire le phénomène.
Enfin et surtout, le moteur, très doux et souple dans les bas régimes, flatte mes tympans par sa sonorité rauque et caverneuse, et aide la Street à s’extirper des courbes serrées avec une force déconcertante compte tenu de sa cylindrée. Vers 5 000 tr/min, l’admission d’air, située juste sous mon nez, émet une sonorité à me hérisser les poils. Et plus l’aiguille du compte-tour grimpe, plus la voix du double échappement se fait métallique, avant d’être interrompue par le rupteur vers 13 000 tr/min. Wahou ! Quelle mécanique, à la fois souple, coupleuse et rageuse ! Dommage qu’un à-coup désagréable de l’injection lors de la remise des gaz vienne ternir le tableau. Sans ça, la Street serait un jouet idéal !

COOL Z
Tout à mon éclate, j’en ai oublié Frank, qui me suit avec la Z750. Clignotant : je m’arrête sur le bord de la route, pour lui proposer un échange de monture. Et là, ça fait drôle. Plus large entre les jambes, plus lourde, la Kawa apparaît tout de suite plus pataude. Une impression qui me sera confirmée en essayant de suivre mon acolyte…  Les presque 40 kilos (selon les données constructeurs) qui séparent les deux machines se font sentir, et Frank disparaît bien vite de mon horizon. La Japonaise demande un investissement physique plus important pour garder un rythme correct : il faut accompagner la machine avec tout le corps pour la faire plonger en virage. Et si son freinage s’avère plus que correct, ses suspensions pompent méchamment sur le revêtement légèrement bosselé de notre route d’essai. Les repose-pieds labourent littéralement le bitume dans chaque courbe, tandis que le 4-cylindres, très onctueux à bas régime, et efficacement secondé par une injection plus douce que celle de la Street Triple, demande à être maintenu au-dessus des 8000 tr/min pour s’avérer efficace. Pas toujours évident sur une départementale. Et résolument pousse au crime sur les nationales et autoroutes !
Ce cocktail me donne la sensation désagréable de prendre des risques… Je ralentis donc l’allure, et m’aperçois que la nouvelle version de la Z se déguste davantage en mode balade, qu’en mode arsouille. Là, le confort et la souplesse de sa mécanique, bien plus évolués que sur la Z750 première du nom, vous collent la banane sous le casque. Le hic, c’est que la Street, si elle est capable d’aller vite avec facilité, donne tout autant de plaisir que la Kawa sur ce rythme de sénateur…

FAUX VISAGES ?
Surprenant ! Avec ses lignes aiguisées, la Z me donnait l’impression d’une machine ouvertement sportive dans l’âme, tandis que la Street me semblait plus cool avec son look typé rétro. Et à l’utilisation, c’est tout l’inverse ! Attention, la Z750 est loin d’être un poumon inconduisible ! Elle conviendra même certainement mieux à un motard débutant que son adversaire du jour. Je m’explique : facile et agréable à allure tranquille, elle demandera une certaine circonspection pour être menée tambour battant, évitant ainsi à un jeune permis de griller les étapes à cause d’un excès de confiance. La Street, elle, s’avère si facile et pétillante, qu’il faut savoir se résonner soit même pour ne pas céder à la tentation de rouler (trop) vite. Mais en tant que motards expérimentés, si Frank et moi devions choisir entre ces deux belles, nous paierions l’addition en livres plutôt qu’en yens…

L'AVIS DE SABRINA
En tant que passagère de ces deux montures, je suis pour ma part vivement impressionnée par le confort de la Street. Installée comme sur du coton (merci à la selle gel optionnelle de notre modèle d’essai, beaucoup plus confortable que le modèle standard !), j’ai l’impression de ne faire plus qu’un avec le pilote, et l’envie de l’accompagner plus loin, de participer complètement à l’aventure. En plus de ça, les lignes arrondies de la Triumph, rehaussées par son classieux coloris blanc, lui donnent une touche féminine qui n’est pas pour me déplaire.
Côté Z, le régime de la passagère est digne d’une sportive : selle plus haute, plus courte et surtout  plus… duuuuure ! (La Z dispose en effet de la selle d’origine.) Si un tel traitement ne me dérange pas personnellement (l’habitude d’une Yamaha R6…), ce détail est important si vous ne voulez pas, chers messieurs, que votre chérie vous maudisse jusqu’à la fin de vos jours.  Assise plus loin du pilote, je me fatigue plus vite et je subis un peu plus à haute vitesse. Mais je suis bien calée lors des freinages grâce à une selle un peu relevée sur l’avant. Je trouve la Z très agréable en balade, et j’aime beaucoup sa ligne un peu plus agressive. Merci les gars pour le petit tour, je me suis bien amusée… Si on me demande mon avis, je rejoindrai mes acolytes et la Triumph, pour son confort, son look, et ce qu’elle a dans le ventre !

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