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Essai Sea-Doo RXT-X vs Yamaha FX SHO vs Kawasaki Ultra 250X

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Spécifications

Yamaha FX SHO
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Sea-Doo RXT-X
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Kawasaki Ultra 250 X
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Le RXT-X est le jet qui se rapproche le plus d'une machine de course : performant, physique... et cher !

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Le Yamaha FX SHO est la machine la plus homogène et la plus exploitable parmi nos trois monstres...

''Pionnier''
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Le Kawasaki Ultra 250 X a ouvert la brèche des jets ultra-puissants l'année dernière. S'il reste dans la course au niveau des perfs, il prend un petit coup de vieux face à ses nouveaux rivaux.

Jump
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Une bonne vague, une bonne impulsion, et hop, nos jets jouent les filles de l'air !

Free
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Aaaaah, le jet : quelle sensation de liberté ! Seul au monde ou avec des potes, c'est l'instrument du bonheur !

Balade
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Balade
Même s'ils sont surpuissants, ces trois jets savent se montrer conciliant pour un usage tranquille.

Riders
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De gauche à droite : Cyrille Lemoine (pilote Sea-Doo), Brice Lopez (pilote Kawa) et Teddy Pons (pilote Yam). Une bien belle brochette de pilotes qui envoient du très, très, très lourd !


Essai Sea-Doo RXT-X vs Yamaha FX SHO vs Kawasaki Ultra 250X
Par Frank Donzelli le 17/04/2008 00:00

Attention, la course à l’armement lourd continue chez les constructeurs de jet-skis ! Les cerveaux des ingénieurs fument, les machines s’affûtent et les puissances s’envolent au-delà des 250 chevaux. Sea-Doo et Yamaha ne pouvaient pas rester les bras croisés, et répondent à la marée verte. Kawasaki et son Ultra 250 X ont trouvé à qui parler !

Le monde du jet-ski est assez particulier. Plus encore qu’en voiture, en quad et surtout en moto, pour être dans le coup, il faut absolument avoir la dernière machine, la plus belle, la plus puissante, la plus performante… Le top du top quoi ! Le jet est avant tout un objet de passion, voire même un objet fashion. Les performances et la puissance sont LES caractéristiques les plus importantes, car piloter un jet c’est assez simple (tout du moins en ligne droite) et si on veut taxer ses petits camarades, il faut des chevaux… Beaucoup de chevaux !

Raz-de-marée vert

On comprend mieux pourquoi Kawasaki a fait un carton l’année dernière avec son Ultra 250 X avec, comme son nom l’indique, 250 bourrins dans la coque. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à regarder la liste des engagés lors de la dernière Karujet 2008 (manche unique du Championnat du Monde de Rallye Jet organisée pour la onzième année consécutive en Guadeloupe). 95% du plateau naviguaient sur des jets Kawasaki ! Mais comme la machine ne fait pas tout, c’est Cyrille Lemoine sur Sea-Doo qui a décroché le titre. Qu’importe, le constat est flagrant, Kawasaki a tapé un grand coup l’année dernière. Yamaha et Sea-Doo ne pouvaient pas rester les bras croisés, et répondent cette année avec des jets trois places qui ne manquent pas d’arguments. C’est à Hyères que nous avons pu nous incruster chez la concession Audemar lors d’un comparatif organisé par nos confrères d’Hydrojet Magazine (un grand merci à eux et à l’équipe toujours très accueillante d’Audemar). En plus des trois dernières bombes Sea-Doo RXT-X, Yamaha FX SHO et Kawasaki Ultra 250 X, nous avons eu la chance de passer la journée avec trois top pilotes : Teddy Pons, Cyrille Lemoine, et Brice Lopez (voir leurs interviews dans ce même dossier). Une journée sous le signe de la performance…

La claque !
Dès les premiers coups d’œil, les trois machines se distinguent. Le RXT-X affirme sa sportivité avec des lignes très tendues et des petits détails qui ne trompent pas comme sa colonne et ses commandes en alu anodisé. La bête est racée et l’on sent tout de suite qu’il va falloir s’accrocher. Le Yam FX SHO semble plus accueillant. Son gabarit plus imposant et sa selle plus cossue laissent présager un bon confort. La finition, comme toujours chez Yamaha, est irréprochable, mais méfiez-vous de l’eau qui dort, sous cette coque joliment dessinée se cache un quatre-cylindres injecté et compressé de 1 812 cm3 ! À ne pas mettre entre toutes les mains. La puissance du bestiau ? Impossible à savoir. La politique de Yamaha est stricte : ils ne communiquent pas sur la puissance, mais sur l’efficacité de leurs machines et le plaisir qu’elles délivrent. Une chose est sûre, il y en a largement assez et la barre des 200 chevaux semble bien franchie. À côté, l’Ultra 250 X prend un gros coup de vieux. La machine fait un peu «plastique» et, même si son design est travaillé, il ne peut tenir la comparaison avec les deux autres. Tant qu’on est sur le Kawa, allons naviguer à son guidon. Les premières sensations mettent en avant le quatre-cylindres 1 498 cm3 compressé. Les 250 chevaux propulsent vigoureusement machine et équipage en avant dans une sonorité électrique très caractéristique. La prise en main est immédiate, mais le guidon est placé beaucoup trop bas. Les évolutions debout (assez fréquentes vu les vitesses atteintes facilement) deviennent vite fatigantes surtout pour mes 183 cm. On note également une direction dure qui grève la précision de pilotage. C’est d’autant plus flagrant quand on passe d’une machine à l’autre. Sur les changements de cap, l’Ultra vire à plat. Sa coque reste stable est a plus tendance à glisser sur l’eau que ses concurrentes qui accrochent davantage. C’est par exemple le jour et la nuit avec le RXT-X. Malgré une direction beaucoup plus souple, il se montre autrement plus physique à emmener. Sa coque ultra-vive répond à la moindre sollicitation sur le guidon et il faut s’accrocher fermement à la machine pour ne pas se faire éjecter lors des virages serrés à haute vitesse. Le RXT-X prend beaucoup plus d’angle et même si les puissances sont identiques on a l’impression que son trois-cylindres Rotax pousse beaucoup plus fort. C’est un peu le cas car en vitesse de pointe il est le plus rapide, mais à l’accélération ce n’est pas franchement flagrant.

Roi des mers
Et le nouveau Yam dans tout ça ? Et bien, c’est un peu le mélange des deux. Confortable, beau, performant… Il est difficile de lui trouver un défaut. Lui aussi bénéficie d’un moteur très performant. Vous voulez des watts ? Il y en a partout ! Ces trois jets se démarquent surtout par leurs comportements dynamiques. Le Yamaha semble être le plus homogène. C’est lui qui permet d’exploiter au maximum son énorme cavalerie. La position du pilote est naturelle, mais c’est surtout sa coque qui est une merveille d’équilibre et d’efficacité. Elle met tout de suite en confiance et là où l’on coupe avec le RXT-X de peur de perdre le contrôle, on garde gaz en grand avec le FX SHO. C’est encore plus vrai quand la mer se forme. Le nouveau Yamaha est un régal que ce soit pour une longue randonnée en famille ou avec des potes, ou pour attaquer comme un sourd, sur un lac ou sur une mer plus turbulente. À son bord, on a l’impression de tout maîtriser… Même si ce n’est pas toujours vrai. À côté, le Kawasaki manque de prestance et fait un peu plus cheap. Les performances sont bien présentes, mais il manque cette élégance que la Yamaha dégage. Qu’importe, les plus sportifs apprécieront le côté brut de l’Ultra et n’auront que faire de l’instrumentation peu lisible ou de la finition un peu en deçà. Surtout que le Kawa est le moins cher de nos trois jets. Affiché à 15 990 € il rend 1 500 € au RXT-X. N’oublions pas que ça fait quand même 10 000 de nos biens aimés Francs. Le Sea-Doo fait payer cher son caractère exclusif mais à ce prix vous avez quasiment entre les jambes une machine de course. Là encore, le FX SHO se montre homogène avec un prix médian de 16 490 € tout en offrant des prestations haut de gamme. Seul point négatif à son égard : sa jeunesse et les défauts de fiabilité qui pourraient en découler, alors que les autres machines sont des évolutions de bases déjà éprouvées. L’avenir nous dira tout ça…

 

L'interview des pilotes :

Teddy Pons - Pilote Audemar/Yamaha France

Quels sont pour toi les points forts du Yam FX SHO ?
Le SHO est un excellent compromis pour faire de la balade ou pour se faire plaisir en compétition. C’est un jet très confortable avec de très bonnes qualités de navigation en mer. Le SHO atteint une vitesse de 109 km/h, le tout avec une consommation très raisonnable par rapport à la concurrence.

Quelles sont les principales différences entre nos trois machines ?
Tu sais, maintenant tous les jets se valent. Et sur l’eau, on ne voit pas trop de différences. Après, c’est sûr que chaque jet a sa particularité. Ce sont tous des 4-temps compressés entre 230 chevaux et 255 chevaux. Ce sont tous des trois places avec des coques assez longues…

Est-ce que tu penses que de telles puissances soient utiles pour des machines grand-public ?
Il y a deux types de « grand public ». Celui qui cherche la performance, mais qui, les 3/4 du temps, n’est pas capable de piloter le jet à 100% dans les vagues, et celui qui cherche un jet pour la balade (fiabilité, conso et confort) pour qui la puissance n’est pas utile.

100% Moteur : Et les jets à bras ?
Le jet à bras est un tout petit marché, c’est pour cela que les marques ne font pas évoluer les modèles aussi vite que les jets à selle. Je pense cependant que tous les jets à bras mériteraient de passer aux 4 temps.

 

Brice Lopez - Pilote Team NLBO Bruno Robert

Quels sont pour toi les points forts de l’Ultra 250 X ?
Le passage en mer formée. Ce jet est loin devant les autres à ce niveau là ! Il a également une bonne reprise.

La machine parfaite ?
La maniabilité de l’Ultra avec le moteur du RXT-X et la déco du SHO !!

Penses-tu que de telles puissances soient utiles ?
Ces jets sont accessibles au grand public étant donnée leur maniabilité, mis à part le RXT-X qui demande un peu plus de temps d’adaptation, tout en restant vigilant.

Pas trop déçu de ne pas voir les jets à bras évoluer autant que les jets à selle ?
Cela ne me dérange pas sachant que l’on change la plupart des pièces pour la course.

Comment vois-tu l’évolution des jets ?
Aujourd’hui HSR sort un jet 6 cylindres 2 litres. On se dit que dans 10 ans nous aurons des moteurs V12 de chez Ferrari ! Les jets vont de plus en plus vite, reste à les concevoir de façon à ce qu’ils soient aussi maniables qu’aujourd’hui.

Justement, que penses-tu des jets HSR ?
Sur un socle il est beau, mais je ne pense pas que ce jet soit à la fois compétitif pour la course et plaisant pour le loisir vue sa conception.

 

Cyrille Lemoine - Pilote Sea-Doo/Team Lemoine Racing

Quels sont pour toi les points forts du Sea-Doo RXT-X ?
Sa puissance et son accélération qui ne sont comparables avec aucun autre jet de série. C’est un jet extrêmement polyvalent. Tu t’amuses autant en mer que dans un circuit et il reste très stable à trois. Pour preuve l’année dernière je gagnais le Championnat de France de vitesse et d’endurance avec le même jet...

La machine parfaite ?
Le RXT me va parfaitement !!! (rires)

Est-ce que tu penses que de telles puissances soient utiles ?
Bien sûr ! C’est vrai que très peu de possesseurs de RXT-X sont capables d’exploiter la puissance dans une mer formée mais tous peuvent se faire plaisir à se faire des accélérations de folie sur le plat. Après le tout est de ne pas naviguer au-dessus de ses moyens. Tous les clients Ferrari ne pilotent pas comme Schumi !!!

Comment vois-tu l’évolution des jets ?
Je pense que ça ne va pas en rester là !!! Et tant mieux car on adore ça...

Si tu devais donner un conseil à quelqu’un qui veut débuter le jet ?
Pour la course c’est comme dans tous les sports : la chose qui fait avancer c’est l’envie de gagner ! Après il est évident que ça ne fait pas tout, il faut un peu de budget et du
temps pour s’entraîner.

 

Merci...

... à la concession (Yamaha, Sea-Doo, Kawasaki, Can-Am...) et à la base nautique Audemar à Hyères pour leur accueil. Tel : 04 94 05 30 30
Merci également à nos confrères d’Hydrojet Magazine pour l’incrust’ !

Photos : Tommy MARIN - www.carbontm.com

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