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Essai Polaris RZR 800

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Spécifications

Polaris RZR 800
Glissez le véhicule dans le Komparator


Galerie
Travers...
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Travers...
Voilà la position dans laquelle est le plus souvent le Polaris RZR : en travers !

Facile...
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Facile...
grâce à un équilibre parfait et des suspensions ultra efficaces, le RZR s'envoie en l'air en toute confiance. Attention quand même, le nez a tendance à piquer un peu...

Passe-partour...
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Passe-partour...
Rien n'arrête le RZR. Surtout pas un petit guet ! Le SSv Polaris passe quasiment partout...

Plouf...
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Plouf...
Malgré l'absence de pare-brise et de portes, la carrosserie propose une protection correcte...

Etroit...
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Etroit...
Le plus gros défaut du RZR vient de son étroitesse des voies qui peut surprendre et mettre la machine sur le toi assez rapidement. Il faut doser le pied droit... La version S plus large devrait régler ce problème...

Look...
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Look...
Le Polaris RZR est sans aucun doute le SSv le plus beu du marché...

Surprenant...
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Surprenant...
Surprenant, sur route le RZR ne se débrouille pas mal du tout...

Equipement...
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Equipement...
L'équipement du RZR est assez sommaire mais complet. N'oublions pas que c'est une machine à vocation sportive...

Merci...
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Merci...
Un grand merci à la concession QUAD RIDER pour le prêt du RZR. QUAD RIDER - 914, Route de Pégomas 06370 MOUANS SARTOUX - 04 92 92 14 16 - quadrider@orange.fr


Essai Polaris RZR 800
Par Frank Donzelli le 05/10/2008 23:11

Les SSV, petites voitures tout-terrain à la croisée du quad et du 4x4, Ètaient jusque-là connus des forestiers. Polaris lance une nouvelle génération dans cette petite famille : le Ranger RZR n’est pas connu pour aller chercher le bois, mais bel et bien pour en envoyer. Et du gros !


Polaris est réputé dans le monde du quad pour fabriquer des machines performantes et robustes. Nous avons déjà pu le vérifier lors de notre essai du Scrambler 500, dans notre numéro 9. Pas étonnant donc que la marque américaine ait appliqué un cahier des charges semblable à la conception du Ranger RZR, premier SSV – pour Side by Side Vehicle, littéralement « véhicule côte à côte » – véritablement sportif de l’histoire des loisirs mécaniques.
Le résultat est là : loin du look utilitaire des autres SSV, le RZR apparaît trapu, haut sur patte, et présente des lignes résolument typées, rehaussées par un coloris rouge agressif à souhait. Pensé pour le marché américain, où les SSV de la concurrence (et notamment le Yamaha Rhino) sont préparés telles des voitures de course pour participer aux Bajas, le RZR accueille le bicylindre en ligne de 760 cm3 à refroidissement liquide et injection EFI du Sportsman, gros quad sportif de la marque. Si aucun chiffre de puissance n’est communiqué par Polaris, on imagine que ce bloc devrait s’avérer largement suffisant pour mettre les 429 kg du bazar en vrac dans la terre !

SURPRENANT !
Mais pour l’instant, il faut prendre la route. Et si le RZR est homologué, je vous avoue que Frank et moi-même avons eu un doute au moment de nous glisser dans le flot de la circulation. Avec ses pneus à gros crampons, sa direction directe, sa transmission par variateur et son habillage en plastique, le bestiau ressemble davantage à un gros joujou pour adulte qu’à une vraie voiture.  Un tour de clé, et le twin s’ébroue. Pas de pédale d’embrayage : il suffit d’accélérer et de freiner. Deux gammes de vitesses (courte ou longue) sont disponibles, ainsi qu’une marche arrière. Un switch sur le tableau de bord ultra dépouillé permet de passer du mode propulsion au mode 4x4. Pour l’instant, c’est propulsion et vitesse longue. On décolle en douceur, dans une sonorité qui n’est pas sans rappeler celle… du Yamaha T-Max ! D’emblée, je suis surpris par le – relatif – confort du RZR. Certes, l’ensemble est un peu bruyant (les pneus TT sur le bitume, il y a mieux…), mais les sièges baquets sont accueillants, la visibilité est excellente, et les commandes s’avèrent plutôt douces. Seul le freinage demande une certaine circonspection : l’absence d’assistance impose d’écraser franchement la pédale de gauche pour décélérer en cas d’urgence.
Le plus surprenant est incontestablement la santé du moteur : si le RZR n’en est pas à faire cirer les pneus sur le bitume, il offre en version libre des accélérations vigoureuses, et des reprises plus qu’honorables. Dommage que pour être homologué sur nos routes françaises, les SSV soient soumis, à l’instar des quads, au bridage à 20 ch. Sur les départementales tournicotantes, le comportement routier très sain permet de s’amuser à condition d’enrouler les trajectoires : les pneus basse pression n’aiment pas qu’on les brusque en virage… En revanche , n’oubliez pas les lunettes de soleil : l’absence de pare-brise (disponible en option) rend la rencontre avec les insectes et autres graviers soulevés par les véhicules qui vous précèdent, assez peu agréable !

A NOUS LA TERRE !
Nous voilà rendu sur notre terrain de jeu. Loin de la civilisation, nous allons enfin pouvoir jauger des aptitudes de ce SSV dans son élément de prédilection : la terre ! Le chemin que nous empruntons est large et carrossable. À allure modérée, le RZR a tendance à secouer sur les petits chocs. Mais dès que le rythme s’accélère, nous avons la sensation d’évoluer sur un tapis volant ! Les quatre suspensions indépendantes remplissent leur office à merveille, et gomment les aspérités qui défilent à vitesse grand V ! Une bosse plus haute que les autres nous invite à tenter un jump pour la photo d’ouverture. Première constatation : il faut vraiment arriver vite pour que le Polaris daigne décoller. Tel un pullman, il avale alors appel et réception dans un moelleux inconnu de tous les buggys que nous avons eu l’occasion de tester jusqu’à présent.
La transmission arrière et la santé du moteur donnent également l’irrémédiable envie de mettre le RZR en crabe en sortie de virage. Il faut alors rester concentré, et s’assurer que le terrain est suffisamment lisse et glissant avant de partir dans de grandes dérives jouissives : la faible largeur de voie du RZR rend en effet la probabilité de partir en tonneaux bien réelle...
Nous parviendrons d’ailleurs à poser – délicatement ! – le malheureux sur son arceau latéral… en tentant un passage trialisant. Un dévers, une racine, un coup de gaz un peu trop violent, et le SSV est parti en équilibre sur deux roues, avant de retomber du mauvais côté. Plus de peur que de mal : le pilote, bien encastré dans son habitacle, était parfaitement protégé, et la carrosserie du Polaris, grâce aux pneus proéminents, n’a même pas souffert d’une éraflure. Seul l’arceau cage, particulièrement maousse, a subi le contact avec le sol (encore toutes nos excuses pour cette bévue à la concession Quad Rider, qui a eu l’extrême gentillesse de nous prêter le RZR. Cf. encadré ci-dessous).

TROP BON !
Une erreur de pilotage qui prouve que le RZR, même s’il est facile à prendre en main et qu’il est capable de passer partout grâce à sa transmission 4x4 débrayable et sa garde au sol de 27,9 cm, reste un véhicule à ne pas prendre à la légère !
En tous les cas, une chose est sûre : le RZR nous a conquis ! Original et pratique en ville (les jours de beau temps !) grâce à son porte-paquet bien étudié, sain sur la route, fun dans la terre, passe partout… Le RZR est à la fois ludique, polyvalent et valorisant. Seuls sa consommation (près de 15 l/100 km lors de notre essai) et son prix de 14 890 € pourraient freiner les plus enthousiastes. Mais aux dernières nouvelles, Polaris aurait déjà vendu une bonne partie des RZR prévus pour la France cette année… Un signe qui ne trompe pas : la concurrence ne devrait pas tarder à dégainer des SSV du même acabit !

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