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Essai Kawasaki ZZR 1400 vs Ninja 250 R

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Vive...
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Vive...
Avec son poids plus de 152 Kg et son pneu en 130 mm à l'arrière, la Ninja 250 R est un véritable vélo dans les enchaînement de virages...

Affûtée...
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Affûtée...
Les lignes de la 250 R sont aussi acérées que son comportement dynamique...

Gabarit...
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Gabarit...
Mieux vaut ne pas être un géant sur la Ninja 250 R sinon on ressemble plus à une crapeau sur un boîte d'allumettes...

GP Style...
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GP Style...
Quel plaisir de cravacher le petit bicylindre ! Ca manque un peu de puissance, certes, mes la mélodie est envoutante...

Autre monde...
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Autre monde...
Quand on passe de la 250 à la ZZR 1400, un seul mot d'ordre : contrôler son poignet droit...

Sportive...
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Sportive...
Malgré sa vocation routière, la ZZR 1400 nest loin d'être ridicule à l'attaque. Ce n'est pas une Kawasaki pour rien...

Missile...
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Missile...
Un simple petit bout de ligne droite et la ZZR 1400 vous fait passer en hyper espace...

Simple et efficace...
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Simple et efficace...
Le parallel-twin de la Ninja 250R se veut avant tout convivial : les réglages visent donc à procurer une puissance linéaire et sans à-coups, privilégiant les bas et les mi-régimes tout en apportant une belle vivacité dans les tours. Longévité et fiabilité ont été les maîtres mots lors de sa conception.

Puissant et plein...
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Puissant et plein...
Le 4-cylindre en ligne de la ZZR 1400 a été revu pour répondre à la norme Euro-III. Les réglages ont été peaufinés pour améliorer la courbe de puissance et satisfaire la législation sur le bruit. Le moteur conserve ainsi son exceptionnelle souplesse, tout en profitant d’une puissance maxi plus élevée, d’une courbe lissée à mi-régime et d’un supplément de couple à bas régime.


Essai Kawasaki ZZR 1400 vs Ninja 250 R
Par Frank Donzelli le 05/10/2008 20:30

Chez Kawasaki, on se targue d’être animé par une fibre passionnelle et sportive que l’on ne retrouve pas ailleurs. Une philosophie que sont censés partager les deux extrêmes de la gamme routière sportive au sang vert : j’ai nommé la Ninja 250 R et la ZZR 1400.  Alors nous, on a voulu vérifier…

Une fois de plus, vous devez vous demander : « Mais qu’est-ce qu’ils ont fumé chez 100% Moteur ? » Rien, on vous jure. Seulement, notre envie de ne pas faire comme tout le monde, et l’occasion offerte par Kawasaki d’essayer l’ensemble de sa gamme routière 2008, a fait germé dans nos petits cerveaux une idée saugrenue : comparer l’incomparable.
A ma gauche, la Ninja 250 R. Apparue début 2008, cette 250 cm3 4-temps revendique haut et fort son appartenance à la gamme sportive de la marque, emmenée par la sulfureuse ZX-10R. Plastique aiguisée comme une lame de rasoir, cadre Diamant en acier, bicylindre en ligne 4-temps développant la bagatelle de 33ch à 10 500 tr/min, et 152 kg à sec : cette moto développée avant tout pour les marchés américain et japonais s’annoncent comme la machine idéale pour entrer raisonnablement dans l’univers Kawa.
A ma droite, la ZZR 1400. Un engin pas forcément rationnel, dont le regard de mygale a de quoi faire peur, mais qui se veut aussi capable de traverser l’Europe dans de bonnes conditions de confort à allure street-legal. Apparue en 2006 pour tenir la dragée haute à la mythique Suzuki Hayabusa, cette ZZR souffrait jusqu’à présent d’un moteur un peu creux à bas régime. Un comble pour un 4-cylindres de 1352 cm3 développant… 200ch en version libre ! Mais pour 2008, la firme d’Akashi a revu sa copie, et annonce un bloc plein comme un œuf. Chouette !
Bon, tout ça, ça sent bien la passion et le sport. Mais il serait temps de mettre le contact !

250 CM3...
En m’installant aux commandes de la Ninja 250 R, j’ai presque la sensation d’être trop grand pour elle : étroite, basse de selle, dotée de demi-guidons relevés, elle se révèlera particulièrement adaptée pour les petits gabarits. Pourtant, une fois en route, mon mètre quatre-vingt est à l’aise. Rapidement, je comprends que pour un motard expérimenté, le seul salut pour s’amuser est de maintenir l’aiguille du compte-tour aux alentours des 10 000 tr/min. Autant dire qu’il faut tricoter de la boîte sur les petites routes du Var, et que le moulin passe son temps à hurler. Mais alors, quelle marrade ! Certes, la poussée reste anecdotique, mais la sensation de tirer la quintessence de la mécanique (le tout sans outrepasser les limites de vitesse) a de quoi mettre la banane sous le casque. Un(e) débutant(e) pourra rapidement s’offrir de bonnes sensations à son guidon sur les petites routes, sans prendre de risque démesuré. De plus, la souplesse du bicylindre et l’agilité de la partie-cycle lui permettront de se faufiler sans mal dans la circulation urbaine, tandis que la protection offerte par la bulle et l’allonge du moteur l’autoriseront à enchaîner les kilomètres à 130 km/h sur autoroute. Gros point positif : la consommation ridicule de la petite bête verte assurera un budget carburant raisonnable. Un atout non négligeable aujourd’hui.

… OU 250 KM/H ?
En passant sur la ZZR 1400, je dois tout réapprendre. La démesure relative de cette machine saute encore plus aux yeux lorsque l’on descend d’une 250 ! Pourtant, le vaisseau spatial Kawa se laisse facilement apprivoiser. D’une largeur contenue entre les jambes grâce à son cadre monocoque passant au-dessus du 4-cylindres, il fait preuve d’une agilité exceptionnelle, compte tenu de son gabarit, dans les petits coins. Alors que je me faisais du mauvais sang à l’idée d’emprunter les départementales de l’arrière-pays varois, je me régale ! L’ABS monté en série sur le millésime 2008 tranquillise l’esprit au moment d’attraper le levier de frein, tandis qu’un petit ange me tapote l’épaule à chaque fois que je tord le caoutchouc en sortie de virage. Diable, il a effectivement la santé, ce bloc ! Et là, nous ne sommes qu’en version 106ch ! Très plein à bas régime, il joue les élastiques jusqu’à 8000 tr/min, régime où l’on atteint la puissance maximale dans la configuration française. Quand on pense que la zone rouge démarre à 11000 tr/min, il y a de quoi pester à nouveau contre ce fichu bridage. Particulièrement à l’aise sur les grands axes, la ZZR abat les kilomètres tel un aspirateur à bitume. Il faut juste surveiller en permanence le tachymètre, qui ne demande qu’à monter, monter, monter… Bref, cette GT sportive, qui peut sembler en décalage vis-à-vis à notre législation, fait preuve au final d’une homogénéité surprenante. M. Kawa, une ZZR 1400 pour moi, et une Ninja 250 R pour ma compagne, c’est possible ?

Photos : Tommy MARIN (www.carbontm.com)

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